Daniel de Besançon a écrit : sam. 2 mai 2026 07:37
Il serait intéressant de savoir comment ont été géré les nombreuses sorties de route que l'on voit sur les différentes vidéos (certaines assez importantes). Ont-elles généré de longues interruptions de course donc du retard (certainement) ?
Les deux journées ont été longues en effet, mais relativement bien menées en prenant en compte les données : 250 partants réels / Longueur du tracé 4,5km / 2 montées par jour / 1 seul convoi par montée. Samedi 9h - 18h avec 1 heure de pause. Dimanche 9h - 17h15 avec 1 heure de pause.
Daniel de Besançon a écrit : sam. 2 mai 2026 07:37
, des annulations de montées ? des fins de journées tardives ?
Non, tout ce qui a été prévu a eu lieu en temps et en heure.
Daniel de Besançon a écrit : sam. 2 mai 2026 07:37
on pourrait comparer avec ce que l'on connait (sans jeter la pierre à personne). Des fois, on a du mal à comprendre la durée en ne connaissant pas le pourquoi. Par ex, à Abresch Roland Tromp s'arrête à l'épingle, pendant plusieurs minutes il ne se passe rien, le directeur de course et 3 ou 4 commissaires sont autour de la voiture sans intervenir. Je suppose que le pilote devait faire un reset du boitier électronique car il est reparti ensuite sans pb. Pour le spectateur lambda, difficile à comprendre.
Si Gillou (le cabochard), Kéké, Léo ou un autre passent sur le forum et peuvent nous en dire plus .....
Merci à eux
L'alchimie pour que ça fonctionne est complexe, les différents acteurs (commissaires / direction de course / équipes de secours et réparation) doivent être sur la même longueur d'onde et avoir préparé correctement en amont les différentes stratégies de réponse à un incident (crash/panne/huile/spectateurs/obus

).
Dans le cas de Rechberg, tout était bien préparé et synchronisé, les discussions sont fluides et précises, les actions sont rôdées et rapides. Pas de place pour l'improvisation, c'est la clé.
Comme dirait Marc Habouzit, 5 minutes de perdues lors d'une intervention c'est 10 voitures non parties. Au bout de 9 ou 10 interventions si on perd 5 minutes à chaque fois c'est presque 100 voitures !
Rechberg avait (uniquement le Samedi) un drone des pompiers à disposition, en standby au dessus du parcours et relié par radio. Dès qu'un incident avait lieu le drone s'y rendait immédiatement et permettait à la direction de course d'avoir un visuel instantané de l'évènement. C'est un très gros plus !
Après la longueur des arrêts dépend aussi de la capacité de l'organisation à traiter le problème, suivant le matériel dont il dispose. S'il n'y a qu'une seule grue dispo à l'arrivée et qu'il faut charger une monoplace au premier virage on perd du temps. Si on a une grue tous les 500 mètres c'est pas la même histoire. Pareil pour les directions de course intermédiaires.
Pour le traitement de l'huile la différence entre un bon absorbant couplé à un camion-balayeuse face à un absorbant bon marché couplé à des balais manuels se chiffre vite en temps d'arrêt.
Pareil pour la reconstruction des rails, être bien équipé fait gagner un temps fou. Un double rail couché sur 20 mètres avec 4 poteaux HS c'est changé en à peine 20 minutes à Gubbio, sur certaines courses c'est le double, d'autres le triple...
Par contre tous les points évoqués dans ce dernier paragraphe ont un coût non-négligeable.
Bref rien n'est simple... L'expérience, les bonnes personnes, le bon matériel, et aussi la chance...